Racisme

Critique du film Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ?

Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu ? est une comédie française réalisée par Philippe de Chauveron, sortie en avril 2014.

Bon, avec tout ce que j’avais entendu sur ce film et après avoir vu la bande-annonce, j’avais beaucoup d’a priori. J’ai voulu voir ce qu’il en était réellement.

L’histoire

Claude (Christian Clavier) et Marie Verneuil (Chantal Lauby), sont un couple de bourgeois catholiques et vieille France vivant dans leur grande propriété à Chinon. Il leur est difficile d’accepter que sur leurs quatre filles, trois se soient mariées avec des fils d’immigrés de religions différentes : Isabelle est mariée à Rachid Benassem, maghrébin musulman ; Odile est mariée à David Benichou, juif séfarade et Ségolène est mariée à Chao Ling, d’origine chinoise.

Ayant du mal à accepter leurs trois gendres dans la famille et à faire face au choc des cultures, tous leurs espoirs reposent sur Laure, la cadette, pour épouser à l’église, un catholique de bonne famille.
Lorsque celle-ci annonce son mariage avec Charles, un catholique, ils sont enchantés. Laure ayant omis de leur préciser que celui-ci est noir, originaire de Côte d’Ivoire….

Ce qu’on peut attendre de ce film

Qui dit comédie française dit passer un bon moment, évoluer avec les personnages, rire d’eux et avec eux, rire des situations, blagues, quiproquos, des chutes etc.

Les thèmes principaux de ce film étant nombreux et « casse-gueules » (les différences, l’insertion, la tolérance, l’identité française etc) on compte d’autant plus sur un traitement intelligent, un plaidoyer du vivre ensemble, sans clichés, et sur le registre comique pour alléger le ton et désamorcer les tensions.

L’impact d’une comédie sociale sur les consciences est d’autant plus important qu’elle s’adresse à un public familial. Surtout quand on sait que le film a été produit par TF1 et est donc destiné à être diffusé à la télévision à une heure de grande écoute.

Bande annonce

Le problème de l’humour

C’est que le scénario du film tient sur un papier Carambar : c’est l’histoire d’un couple bourgeois qui doit accepter, bien malgré elle, l’arrivée de gendres d’origine maghrébine, asiatique, ivoirienne, et d’un Juif.

Sauf qu’une blague Carambar on la lit, on dit que c’est nul et pas drôle, puis on jette le papier. Ça dure 5 min. Là, le film est une blague Carambar de 1h30.
Une situation de départ assez caricaturale donc et à laquelle il faut ajouter un traitement de l’humour basé uniquement sur des blagues racistes et des clichés liés à la religion et l’origine.
Les repas de famille se transforment souvent en ring de boxe où pleuvent les clichés sur les étrangers prononcés autant par Claude, gaulliste conservateur, que par Rachid, David et Chao qui se répondent entre eux à coup de propos limite racistes.

Quelques exemples :

* les juifs
Claude Verneuil nous offre un combo en parlant de David, son gendre juif :
→ cliché sur les juifs + un couple hétéro avec une femme qui gagne bien sa vie et pas son mari, c’est honteux
« Odile méritait mieux […] lui n’est qu’un raté qui vit à ses crochets. Je croyais que les juifs étaient doués pour les affaires, visiblement pas tous. »

* les chinois
→ le chinois fourbe, effacé
Lors d’un repas de famille qui réunit Claude et Marie Verneuil, leurs 4 filles et leurs 3 gendres, les réflexions pleuvent. Les personnages s’envoient des piques. Sauf que ce n’est pas drôle et que ça a plutôt le don de mettre mal à l’aise. On attend un « mais non c’est bon, je rigole », mais non. Tout a l’air sérieux. Exemple :
David : C’est pas comme vous les chinois, on sait jamais ce que vous pensez […] le chinois ne fait aucun effort pour aller vers les autres. […]
Rachid : Ben moi je suis d’accord avec David. Jamais un sourire ni un bonjour. C’est simple depuis qu’ils ont repris tous les bar-tabac je suis à deux doigts d’arrêter de fumer moi.

→ le restaurant chinois sale
Marie Verneuil souhaite acheter une spécialité pour faire plaisir à son genre et entre chez un traiteur chinois. Elle demande :
– Ce serait possible de parler au cuisinier s’il vous plaît ?
– (l’employé, affolé) Contrôle sanitaire ? »  

* les noirs
→ les noirs qui font les métiers dont personne ne veut et qui n’ont pas de postes élevés.
Lors des présentations officielles de Charles Koffi avec Laure et les parents Verneuil, ceux-ci sont stupéfaits de découvrir que Charles, le futur marié, est noir. Claude en voyant Charles pour la première fois demande à sa femme « c’est qui, c’est le voiturier ? » 
Puis à la fin du repas, petit combo : injonction à faire des enfants + réflexion anti-noir
Marie (en pleurs) à Claude : ils vont nous faire de splendides métis.
Claude : ça c’est le mariage de trop, je ne tiendrai pas.

→ les noirs sont des “chaud lapins” et font souvent des mariages blancs
Pour séparer Laure et Charles (oui, il ne faut pas fâcher papa et maman Verneuil), les 3 autres gendres veulent pousser celui-ci à l’infidélité :
Chao : J’ai une idée, y faut griller Charles aux yeux de Laure ! Il a sûrement une faille.
Rachid : Moi j’les connais les cousins, y sont chauds. Leur talon d’Achille c’est les femmes.
David : C’est quoi ce cliché là ? C’est pas tous les noirs qui sont chauds hein !
Rachid : Ben va dans une boîte antillaise, tu vas voir s’ils sont pas chauds !
David : […] Vérifions déjà que c’est pas un mariage blanc. Les Africains font souvent des mariages blancs.

* les femmes
→ les choix des femmes
– Réflexions de Claude à Marie après leur première rencontre avec Charles :
Claude : on les a mal éduquées c’est tout, faut pas chercher plus loin […] aimez-vous les uns les autres, ben on voit le résultat !

→ la place des femmes
– Claude Verneuil, énervé, lors d’un repas de famille : « Je vous rappelle que sur mes quatre filles j’en ai offert trois à des hommes issus de l’immigration […] 
Le terme « offerte » fait référence à une femme-objet qui ne peut pas décider pour elle… Heureusement Isabelle Verneuil, une des filles, ne laisse pas passer et lui répond : « Papa, déjà 1 tu ne nous as pas offertes, 2 le général de Gaulle est mort […] » »

– Lors d’un autre repas de famille, à Noël, tous sont réunis et deux groupes se forment : les femmes sont dans la cuisine et discutent cadeaux de noël et messe de minuit, tandis que la mère fait la vaisselle. Dans une autre pièce, les hommes (Claude et ses 3 gendres) boivent de l’alcool, fument, parlent foot et les trois gendres se mettent à chanter la Marseillaise devant un papa Clavier tout ému.

– les parents tiennent absolument à caser leur dernière fille, Laure, qu’ils croient encore célibataire, avec un homme « catholique et de bonne famille », et de préférence avec une bonne situation professionnelle…
Eh oui, il faut faire de sa fille une honnête femme car ne pas être mariée, c’est un désastre, une honte…
Même chose pour Charles. A la fin du film, pendant le mariage de Laure et Charles, son père prononce un discours : « Aujourd’hui est un grand jour pour la famille Koffi, un soulagement même. Mon fils aîné est enfin casé » 

* l’invisibilité des LGBT
– Lors d’un repas de famille, Laure est énervée et quitte la table. Odile, une des sœurs dit « faut vraiment qu’elle se trouve un mec, ça la détendra. »

– Marie Verneuil va à l’église, trouver du réconfort auprès du prêtre.
Marie : j’aurais tellement aimé les marier dans cette église.
Le prêtre : Je pensais à votre petite dernière, Laure c’est bien ça ? […] elle se mariera peut-être avec un catholique, gardez la foi.

* l’immigration et l’identité française
– Claude Verneuil pendant le repas de famille au début du film raconte que lui et Marie se sont perdus à Paris : On s’est retrouvés à Barbès, ça aussi c’était folklorique […] heureusement que j’avais mon passeport sur moi, d’un coup j’étais à Bab El Oued. […] c’est vrai, y’avait pas un français sur le trottoir, c’est un constat.
Rachid : Comment vous savez qu’ils étaient pas français? Vous leur avez demandé leurs papiers?
Et quand on dit à Claude que ses réflexions sont limite racistes, il se défend comme ça: « Raciste, moi ? Je suis républicain et gaulliste comme l’était mon père. »
A croire qu’un avis politique, une croyance religieuse se transmet de père en fils sans réfléchir…
Après le repas, Claude ose dire : « jamais vu des gens aussi susceptibles » et sa femme en rajoute une couche : « c’est vrai qu’ils ne sont pas faciles ».

– Claude à Marie : Qu’est ce qui t’arrive ? On dirait que ce mariage te remplit de joie !
Marie : On est en 2013 Claude, le monde a changé, faut être tolérant, ouvert sur le monde, à l’écoute des autres .
Claude : Tu me fais peur là, Marie.

* artistes
→ dénigrement du métier de comédien et d’artiste-peintre
– André Koffi, le père de Charles, à Charles : « non seulement tu as arrêté tes études pour faire un métier de guignol mais en plus tu vas épouser une blanche ! »

– André au mariage de son fils n’hésite pas à se moquer de lui en public et à dénigrer le métier de comédien : « Je ne vous cache pas que je commençais à me faire du soucis, surtout depuis qu’il a raté son bac et qu’il s’est lancé dans une carrière de clown. Fiston je te taquine, je suis fier de toi. »

– Chao parle de l’annonce à sa famille de son mariage avec Ségolène « ils étaient ravis, sauf quand je leur ai dit qu’elle était artiste peintre. »

Résultat

Avec 12 millions d’entrées, il fait partie des films ayant enregistré le plus grand nombre d’entrées en France. Et je me demande bien pourquoi.

Points négatifs :

Le plus gros problème de cette comédie, c’est l’humour. Inexistant, superficiel, paresseux.
Surtout que TOUT l’humour du film repose sur des clichés. Et il ne les tourne pas en dérision. Il les accumule tout en prétendant… les dénoncer.
Chaque communauté ethnique a des préjugés sur les autres et rire des stéréotypes, c’est très bien. L’importance de l’autodérision et de la liberté d’expression ne sont plus à démontrer. D’ailleurs l’Anglais Paul Taylor le fait très bien en se moquant des Français, ici par exemple:

Sauf que c’est drôle et que la mise en scène est ingénieuse.
Ici, dans certaines scènes du film, on dirait que les commentaires sont justes là pour blesser et plus seulement pour taquiner, on est uniquement dans le premier degré. Claude (Christian Clavier) tente de faire passer ses réflexions racistes ou xénophobes pour une blague, puisque d’après lui, c’est dit « sans méchancetés ».
Il n’en reste pas moins qu’un sentiment de malaise s’installe pendant tout le film. Pourtant, on arrive presque à prendre les parents Verneuil en pitié. Ce sont juste des bourgeois vieille France qui ne connaissent que leur petit monde et semblent faire peu de cas de la diversité du monde. Par manque de curiosité, de recul, de culture ? Peut-être n’ont-ils pas eu toutes les clés pour comprendre ?

Le sujet est mal traité, l’humour est lourd et toujours sur le même sujet, le trait est gros, très GROS. Et les dialogues d’ascenseur/ salon de coiffure du type : vous faites quoi pour les vacances ? vous allez manger où ? ne font qu’appauvrir encore le film. Pourtant, le film essaye. Il y a de beaux moments (quand ils vont à la messe de Noël tous ensemble ou quand Claude s’occupe de ses petites-filles chinoises).
Mais tout parait maladroit et forcé. Exemple flagrant à la fin du film où Clavier finit par accepter la situation, bon gré mal gré : ses quatre filles sont mariées à des hommes issus de l’immigration. Tandis que chez Marie, il y a un vrai cheminement dans le processus d’acceptation. Plus long, plus réfléchi. Elle ne donne pas l’impression d’être contrainte, contrairement à Claude qui accepte en deux jours. Dès le début, elle cherche à faire un pas vers ses gendres, intégrer les spécialités culinaires et admet que les choses se sont mal passées à cause des a priori négatifs qu’elle et son mari ont.

Donc le film se termine sur le mariage de Laure et Charles et tout est bien qui finit bien. Claude qui voulait quitter sa femme lui propose même de repartir en voyage de noces et de faire le tour du monde pour aller rencontrer les familles de ses quatre gendres. Retournement aussi tardif qu’improbable pour ce personnage…Mais bon, cette scène a le mérite de délivrer un message de tolérance et de montrer que même les plus réactionnaires peuvent changer.

Le film n’est même pas polémique ou politiquement incorrect, ce qui aurait pu avoir le mérite de « choquer » pour inciter à faire réfléchir. Alors qu’il aurait pu traiter de façon intelligente l’intégration et le racisme, il enfonce le clou par sa facilité, son racisme ordinaire, ses clichés vus et revus. Et Chantal Lauby a l’air de se demander ce qu’elle fait là. C’est juste insipide en fait. Ça ne va jamais au fond des choses. C’est juste gentillet. Maladroit et dangereux par sa banalisation du racisme, sous couvert d’humour qui se voudrait politiquement incorrect.

Puis le message conservateur / conte de fée Disney, pour une comédie sociale actuelle, a du mal à passer : mariez-vous, faites des enfants, ayez une carrière professionnelle stable, sécurisante (et surtout pas artistique comme comédien ou artiste-peintre!!). Pourquoi cette pression autour du mariage et du travail ?

Points positifs :

Si le début du film met l’accent sur les tensions liées aux réflexions racistes, aux stéréotypes, la deuxième partie se concentre plus sur l’acceptation et la compréhension. Et il a le mérite de rappeler à certain.e.s qui ont tendance à l’oublier (ou mépriser la réalité) que la France est cosmopolite et que le panorama religieux est vaste (musulmans, juifs, catholiques, bouddhistes, protestants, agnostiques etc).

Autre point positif, Marie fait la différence entre racisme et peur de l’inconnu, là où Rachid fait à mon sens une petite erreur de vocabulaire quand il dit : « on a tous un petit côté raciste dans le fond ».

Petit point dictionnaire, car ça ne fait jamais de mal :
Racisme : Idéologie fondée sur la croyance qu’il existe une hiérarchie entre les groupes humains, les « races » et que certaines races seraient supérieures à d’autres.
Attitude d’hostilité systématique à l’égard d’une catégorie déterminée de personnes. Exemple : Racisme antijeunes.
Xénophobie : hostilité manifestée à l’égard des étrangers, de ce qui vient de l’étranger

En conclusion :

Le film n’a rien de subtil, de fin ou de drôle. Il est prévisible et paresseux, avec des blagues du niveau de tonton Paul, électeur FN, alcoolisé, au repas de Noël. Chaque personnage est seulement défini par son origine et n’a aucune profondeur. Jamais le film ne donne à réfléchir en profondeur sur les questions de la xénophobie et du racisme. Le message de tolérance passe. Difficilement, maladroitement mais il passe.

Le scénario se résume à rire des stéréotypes sur les gendres, issus de l’immigration. Faisant passer du même coup leurs épouses pour des figurantes.
Puis visuellement, il n’apporte rien de nouveau ou d’intéressant.
Pour moi, ce film est un occasion manquée et je ne comprends pas du tout son succès.

A voir ce que la suite de ce film propose. (Je ne l’ai pas encore vue).

BONUS

Interview de Frédérique Bel (interprète d’Isabelle Verneuil, mariée à Rachid) dans TV Magazine
Une interview qui transpire le sexisme et où la femme-objet est jugée sur son apparence physique uniquement. Pas sur son talent artistique.

Les questions sont aussi tristes que les réponses…

« Depuis qu’elle a teint ses cheveux en brun grâce au film Qu’est-ce qu’on a fait au Bon Dieu?, rediffusé à 21 heures sur TF1, l’ancienne blonde délurée de La Minute blonde (Canal+) décroche des rôles différents. […] Un film qui a donné une nouvelle orientation à la carrière de Frédérique Bel.

TV MAGAZINE- Est-ce qu’il y a un avant et un après ce film?

Frédérique BEL– Oui, avant j’étais blonde! C’est à cause de ce film que je suis devenue brune. Je voulais ressembler à ma mère, qu’interprète Chantal Lauby, et, comme je jouais une avocate, ce qui me changeait de mes rôles comiques, j’ai voulu proposer quelque chose de différent.

TV MAGAZINE -Vous a-t-on offert davantage de rôles?

Frédérique BEL -On m’a proposé d’autres genres de rôles. Moins axés sur la comédie. Comme le personnage de transsexuelle meurtrière dans la série de TF1 La Mante, qui a même été saluée par Stephen King! Le tournant dans ma carrière s’est passé à ce moment-là. Parce que j’étais brune. Mais ça n’a pas changé ma notoriété. Simplement, une nouvelle génération, qui ne m’avait pas connue délurée dans La Minute blonde, sur Canal+, m’a découverte comme «la grande sœur du Bon Dieu». […]

TV MAGAZINECe nouveau film est-il toujours aussi peu politiquement correct? {elle parle de la suite du film : Qu’est-ce qu’on a encore fait au Bon Dieu?}

Frédérique BEL -Oh, oui! Philippe de Chauveron a trouvé le truc pour aborder de manière frontale des sujets sensibles, dans l’air du temps sans heurter les susceptibilités. Le premier, à la veille des attentats, montrait que le vivre ensemble est possible. Le second parle de la difficulté de trouver sa place en France quand on est jeune et que l’on veut entreprendre. Il y a de la revendication sociale sous-jacente. Les «gilets jaunes» ne sont pas loin… »

En plus:

-Critique positive du Figaro: http://www.lefigaro.fr/cinema/2014/06/13/03002-20140613ARTFIG00131–qu-est-ce-qu-on-a-fait-au-bon-dieu-les-raisons-d-un-triomphe.php

-Le Monde, sur la définition de racisme et xénophobie : https://www.lemonde.fr/idees/chronique/2009/05/14/racisme-et-xenophobie_1192805_3232.html

-Livre de Marek Halter, Réconciliez-vous !, éditions Robert Laffont, 2015

(Les dialogues cités sont de Philippe de Chauveron et Guy Laurent.)


Fille curieuse, émotive, qui a constamment envie de découvrir et d’apprendre. Mes favoris internet ne forment qu’une liste interminable, sans rapport les uns avec les autres (si un peu quand même). Traductrice de l’anglais au français qui vit et respire littérature, en quête d’un contrat de traduction avec une maison d’édition. Je m’intéresse (liste non exhaustive) à l’écologie (végétarisme, relation des humains à la nature, consommation raisonnable, malbouffe, « zéro déchet »), au féminisme, aux injonctions sociales pesant sur tous et toutes, à l’affirmation de l’identité (égalité, respect et acceptation du corps, droits des LGBT, rejet du racisme, du sexisme et des phobies : LGBTphobie, grossophobie, glottophobie etc). Grande amatrice d’ironie et d’absurde (Monty Mython, Les Aventures d’Alice au pays des merveilles etc), passionnée par la diversité des accents anglophones et, de façon générale, par la manière dont les gens parlent.

4 Comments

  • Nala

    Bonjour,

    Tu critiques l’invisibilité de la communauté LGBT mais qu’est-ce que cela peut faire finalement ? Ce n’est pas le sujet du film. Ce n’est pas parce que tel sujet est de plus en plus présent dans les débats de société (heureusement qu’on en parle) qu’il doit être systématiquement abordé au cinéma. Je trouve que ton raisonnement va à l’extrême, tout comme les gens qui veulent absolument censurer ce sujet. Même problème !
    Et quand tu parles d’une banalisation des clichés racistes type électeur FN, tu tombes aussi je trouve dans le cliché. Venant d’une famille immigrée et ayant évolué dans des milieux sociaux très différents, je trouve au contraire que ce film montre que ces clichés racistes ne sont pas que l’apanage des classes populaires ou des électeurs FN (issus pour beaucoup des classes populaires selon les études en science politique/socio).
    Aussi, je ne crois pas qu’en reprenant les clichés sur le métier de comédien ou sur les juifs et les affaires ce film entende dénigrer qui que ce soit. Le trait est peut-être grossier mais il déconstruit quand même des prénotions qui sont finalement présentes dans pas mal de familles, toutes classes confondues. D’ailleurs, le fait que David trouve le bon filon pour son business à la fin du film aide, pour moi, à ce processus.
    En toute honnêteté, je me demande de quoi tu dois rire car tu as l’air de buter sur l’utilisation de chaque mot.
    Bon week-end

    • Sophie

      Salut !
      Merci pour ton commentaire.
      En fait par invisibilité des LGBT, je veux dire que tout le monde part du principe que Laure doit se marier. Avec un homme. Mais est-ce qu’elle est hétéro au moins ? En fait ce film est hétérocentré, c’est juste un constat. J’anticipais un peu le 2e film qui traite de l’homosexualité, apparemment. J’aimerais que les LGBT soient davantage représentés dans le cinéma grand public et c’est bien que le 2e film le fasse. Mais tu as bien raison, on peut pas parler de tous les sujets et de toutes les personnes dans un seul film.
      Ah oui ma remarque sur les « clichés racistes type électeur FN » comme tu dis, est très très clichée en effet. Sur le ton du film, on va dire. C’est juste que ça me rappelle certaines personnes de mon entourage qui ont typiquement ce genre de propos, à la Claude Verneuil, et qui votent très à droite…

      Certes le film entend « déconstruire » les clichés en les citant, mais comme il se veut grand public, des enfants peuvent venir. Et sauront-ils faire la part des choses ? Faire la différence entre ironie, second degré de l’humour et vraie moquerie destinée à blesser? Moi même j’ai eu du mal à faire la différence. Car pour répondre à ta dernière phrase, c’est pas du tout mon type d’humour.

      En tout cas merci pour ton commentaire constructif !
      Le cinéma est vaste. Si des personnes ou des sujets sont sous-représentés, quelqu’un va s’empresser de faire un film dessus. Et si ce n’est pas mon style d’humour, j’ai de quoi faire ailleurs. Il y a du choix pour tout le monde.

  • hubert

    Bonjour, merci pour ce post. Le merite de ce film est de faire une lumiere directe sur les cliches (sous couvert d’Humour de la part de claude cela ne vous rapelle rien????)et le racisme ordinaire…..car pas besoin d’arriver au stade nazi pour se dire qu’on est un raciste de maniere officielle. Par contre, c’est vrai qu’on explique rarement POURQUOI ces idees sont si ancrees dans les mentalites. Pour certaines comme l’antisemitisme sont vieilles de plusieurs siecles….on ne peut lutter contre sans avoir CONSCIENCE de ce fruit de l’Histoire et des peurs inconscientes de la societe ….le racisme n’est pas uniquement le choix de quelques uns c’est un systeme c’est pour cela qu’il est si dur de le combattre….on aimerai pouvoir dire que cela n’est plus qu’une vieille histoire bonne a finir au Musee des Horreurs ….mais avant la route est longue, trrrrrrrrrrrrres longue…………

  • hub

    Bonjour, merci pour ce post. Le merite de ce film est de faire une lumiere directe sur les cliches (sous couvert d’Humour de la part de claude cela ne vous rapelle rien????)et le racisme ordinaire…..car pas besoin d’arriver au stade nazi pour se dire qu’on est un raciste de maniere officielle. Par contre, c’est vrai qu’on explique rarement POURQUOI ces idees sont si ancrees dans les mentalites. Pour certaines comme l’antisemitisme sont vieilles de plusieurs siecles….on ne peut lutter contre sans avoir CONSCIENCE de ce fruit de l’Histoire et des peurs inconscientes de la societe ….le racisme n’est pas uniquement le choix de quelques uns c’est un systeme c’est pour cela qu’il est si dur de le combattre….on aimerai pouvoir dire que cela n’est plus qu’une vieille histoire bonne a finir au Musee des Horreurs ….mais avant la route est longue, trrrrrrrrrrrrres longue…………

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