Grossophobie

La Grossophobie au quotidien

La grossophobie est discutée, moquée parfois-même et souvent incomprise. La grossophobie, pour ceux qui ne connaissent pas encore ce terme, est “une aversion ou attitude hostile à l’encontre des personnes grosses, en surpoids ou obèses.” Véritable problème sociétal, la grossophobie semble être une des discriminations en vogue et surtout totalement assumée de la part des gens en général. Petit tour d’horizon sur la grossophobie vécue quotidiennement par les personnes grosses.

La grossophobie a lieu…

… Dans la rue ou dans les activités quotidiennes

C’est une grossophobie qui est omniprésente. Car les gros.se.s se nourrissent, agissent, respirent et tout simplement vivent, iels ne sont jamais à l’abri d’une tentative de rabaissement ou d’humiliation publique.

  • Manger dans la rue ou en présence de personnes notamment est très compliqué. Je pense notamment à Gabrielle Deydier qui s’est vu prise de haut car elle achetait deux croissants “pour moi, un suffira” a-t-elle pu entendre derrière elle de la part du client suivant. Alors il y a des personnes totalement blindées, que la critique fait doucement rire et puis il y a les personnes qui auront du mal à faire face aux jugements gratuits et qui vont se trouver dans un état de stress dès qu’elles devront manger sur le pouce un sandwich, même si celui-ci est le premier depuis des mois. Car, apparemment c’est bien connu, les gros.se.s sont gros.se.s car iels se nourrissent mal et donc il est nécessaire de leur rappeler qu’il ne faut surtout pas se permettre une petite folie (si on peut appeler sandwich une folie) de temps en temps. Il y a aussi les réflexions dénuées d’originalité (comme si celle-ci personne ne l’avait jamais faite) “ouh tu devrais arrêter de manger comme ça, tu as du stock pour un bout de temps”. Les gros.se.s doivent-iels rendre compte de tout ce qui se passe dans leur assiette ?
  • Il y a aussi les personnes qui se permettent directement de vous apostropher d’un “t’es gros.se”. Comme si commenter le physique des gens était une manière saine de créer des relations. A ce moment-là répondre un “ouais mais pas idiot.e ni aveugle donc j’le sais, tu peux passer ton chemin si tu pensais m’apprendre quelque chose” serait judicieux mais pas toujours évident surtout quand on se promène ou qu’on passe un bon moment et que quelqu’un.e qu’on ne connait ni d’Eve ni d’Adam vient nous importuner (inutilement, cela va sans dire)
  • Plein de personnes grosses n’osent pas s’inscrire au sport et n’en font pas par peur du jugement des autres. Et les personnes dans la normes disent des gros.se.s que ce sont des fainéasses qui ne sont pas foutu.e.s de faire du sport. Ce n’est pas un peu le serpent qui se mord la queue ? Et alors si un.e gros.se.s ose aller, après avoir tant stressé, faire du sport, le coach et les autres sportif.ve.s sont sûr.e.s qu’iel est là pour perdre du poids. Car apparemment ce devrait être le #LifeGoal des gros.se.s et que lea seul.e respectable et bon.ne gros.se est un.e gros.se qui veut maigrir.
  • Puis le mobilier urbain on en parle ? Les sièges d’avion qui sont trop petits pour beaucoup de personnes grosses (qui se voient alors obligées de payer deux sièges !), dans certaines écoles/universités les sièges avec leurs tablettes en bois incrustées ne sont pas adaptés aux personnes grosses, les sièges des transports en commun qui sont bien souvent très étroits pour les personnes grosses… et ceci n’est qu’une infime partie de la zone visible de l’iceberg.

… Dans la mode

  • Les Publicités. Pas vraiment sûre que cela ai besoin d’être explicité car si on essaye de réfléchir aux personnes grosses qui ont fait la une des publicités de grandes marques eh beh… on les compte sur les doigts d’une main (et encore). Les rares personnes grosses ayant fait la une étaient là pour présenter un avant/après car apparemment les personnes grosses ne sont dignes que d’être des “avant” et que lorsqu’elles sont minces, elles sont enfin heureuses. On le voit d’ailleurs dans cette publicité où la personne grosse est une personne fainéante mais qui trouve enfin l’amour en perdant du poids. Magique, n’est-ce pas ?
  • Les magasins. Après la taxe “rose” voici la taxe “grosse”. Non heureux de ne proposer qu’un panel d’habits limité, il arrive parfois que les magasins fassent payer plus cher la version “plus size” d’un habit comme c’est le cas aussi de Peter Alexander. Certains de mauvaise foi diront que c’est car ils utilisent plus de tissus. D’autres, plus réalistes, comprendront que c’est grossophobe car la différence de tissus n’explique jamais la grosse différence de prix (si en plus on prend en compte la marge exorbitante et les prix des tissus utilisés dans bien des magasins). Espèrent-ils pousser les gros à maigrir pour rentrer dans leurs fringues ? Mystère…

… Sur internet

Parce que parfois des images valent plus que mille mots…

Si nous passons outre la beaufitude, le manque de culture et l’écriture plus que médiocre, nous voyons bien que la grossophobie ne s’est jamais aussi bien portée. Plusieurs centaines de commentaires et seulement deux personnes qui dénoncent les propos tenus. Imaginez deux secondes vous mettre à la place d’une personne grosse et complexée de surcroît (si toutes les personnes grosses ne sont pas complexées – et tant mieux, elles n’ont pas de quoi l’être – beaucoup le sont à cause justement de la discrimination et des jugements qu’elles subissent).
Qu’en retirez-vous ? Pensez-vous que des propos pareils soient réellement utiles pour cette personne-là ? On est loin du “mince qui veut lui faire prendre conscience que c’est mauvais pour sa santé” comme certains peuvent le dire, mais on est bien dans la moquerie et la méchanceté pure et simple. On ne s’attarde presque plus sur les propos de la personne sur la vidéo (que je ne partagerai pas ici par respect pour cette personne) mais uniquement sur son apparence physique. Je rajouterai que la plupart des commentaires sont des commentaires d’hommes (pas uniquement mais la plupart), la grossophobie, pur produit du patriarcat et des normes qu’on impose aux femmes ?

… Dans la famille

Le concept de Phrases Assassines sur Instagram est plutôt pas mal pour illustrer ce sujet. Voici des exemples de commentaires grossophobes qu’on pu endurer des gros.se.s au sein de leur famille ou bien des injonctions aux normes et incitation nocive à la maigreur :

Lors des repas de famille :
” Et alors, tu reprends encore à manger ?”
” Tu en as assez pris, tu as des réserves tu crois pas ?”
” Oooouh t’as pris encore du bide !”

La famille est censée être l’endroit où nous pouvons nous soutenir les un.e.s les autres alors imaginez recevoir des propos pareils de gens que vous connaissez, que vous côtoyez quotidiennement ou tout du moins régulièrement ou pour les événements importants. En étant enfant, adolescent.e ces mots ont d’autant plus de poids qu’ils peuvent générer de vrais troubles du comportement alimentaire ou autres troubles psychologiques. Adultes, ils font malheureusement toujours aussi mal pour bon nombre de personnes.

… chez le médecin

“Docteur, j’ai été empalée !”
” Peut-être vous sentiriez-vous mieux si vous perdiez du poids”
Dessin tiré du Tumblr Scary Spaceman

Beaucoup de personnes grosses n’osent plus aller se faire soigner à cause de la stigmatisation qu’elles subissent. Mais ce n’est pas la seule raison, il y a aussi le problème du matériel médical qui parfois n’est pas adapté aux personnes à forte corpulence.

– Il faut savoir qu’une personne grosse qui va consulter va être (et ce, à chaque fois) invitée à maigrir. Pas un seul moment les personnels de santé ne se posent cette question : peut-être est-elle bien dans sa peau ? Car cette invitation à maigrir existe même lorsque les examens sont niquels. Il faut savoir que certains médecins invitent même au régime, ces mêmes régimes qui ne sont pas efficaces sur le long terme (perte de poids souvent rapide et reprise sur le long terme de tout le poids perdu, pas terrible pour le corps !) et qui peuvent même causer des troubles du comportement alimentaire (comme l’anorexie, la boulimie ou l’hyperphagie).

– Parfois il y a même la proposition de chirurgie bariatrique alors que la personne a des TCA. Cette même chirurgie dont les effets restent à prouver, qui est proposée parfois à des personnes en simple surpoids, qui cause parfois plus de problèmes de santé qu’elle n’en a guéri. Et alors imaginez une personne boulimique se faire opérer. Elle n’est pas guéri de sa boulimie et va encore plus souffrir. Pourquoi ? Car ses crises seront encore là. Et sachant qu’une personne opérée risque d’être gravement malade si elle mange trop que va-t-il advenir des crises de boulimie incontrôlables (car non traitées) de la personne boulimique ?
Si on veut diminuer/supprimer son obésité alors les médecins doivent être plus formés que ce qu’iels sont actuellement et faire place aux vrais désirs et besoins du patient.
La question est de savoir à qui cette opération profite… Le malade ou bien les professionnels de santé ?

Il y a donc une méconnaissance des mécanismes du surpoids et de l’obésité. L’obésité est notamment vu comme une maladie alors qu’elle est bien plus souvent un symptôme d’une autre maladie (de la thyroïde, trouble psy, hormonale…).

Les professionnels de santé ont d’ailleurs tendance à mettre tous les maux sur l’obésité de la personne sans forcément à chercher plus loin, ce qui mène à des erreurs de diagnostic.


– Il y a aussi le problème des équipements médicaux comme le soulève Eva Perez, co-fondatrice de Gras Politique :

« Un lève malade à l’hôpital ne supporte pas plus de 120 kg. Pour laver des obèses inconscients, c’est compliqué. Il y a des services où ils appellent du personnel en renfort, mais sinon on laisse les patients dans des conditions d’hygiène déplorables. »

Même pour un don du sang certains hôpitaux ne prennent pas la peine de changer au mieux leur matériel. Ligaurine, figure de la mode grande taille, n’a pas pu donner son sang à cause du changement des lits de l’hôpital qui ne pouvaient accepter que jusqu’à… 130 kg alors qu’elle en faisant 135.

Et ce ne sont que des exemples parmi tant d’autres : brassards des tensiomètres trop petits, scanners qui ne peuvent qu’admettre un certain poids…

Quand on dit que la grossophobie tue, ce n’est pas pour rien !

… Au travail

45 % des demandeurs d’emploi interrogés estiment qu’il est acceptable de refuser un emploi à quelqu’un du fait de sa corpulence. Les hommes étant plus nombreux à estimer qu’il est normal de discriminer une personne selon son poids.

  • Les gros.se.s subissent une vraie discrimination à l’embauche. Iels sont vu.e.s comme “fainéant.e.s” ou alors comme “pouvant causer du tord à l’image de l’entreprise”. Alors imaginez être une femme grosse et d’un certain âge voire même d’une certaine couleur, il s’agit d’une accumulation d’oppressions systémiques avec tous les préjugés qui vont avec. Maintenant pour arriver à prouver que les personnes ont été discriminées à l’embauche est une autre paire de manche… Trouver un emploi relève alors parfois du parcours du combattant.
  • Avoir un emploi avec des habits prédéfinis/blouses de travail fournies par l’employeur. Très souvent, les gros.se.s n’auront pas leur taille et devront au choix : soit faire avec un habit trop petit (pratique pour travailler), soit attendre l’arrivée de leur blouse de travail faite sur mesure, soit ne pas travailler avec cette dite blouse.

… La grossophobie interiorisée

Il arrive même parfois qu’on soit gros.se ou bien qu’on se veuille “inclusif.ve”, “ouvert.e”, “body positive” et que pourtant on continue à intérioriser la grossophobie en faisant des commentaires grossophobes sans s’en rendre compte. Voici quelques exemples parlant :

  • Dire que les gros.se.s sont beaux.belles mais toujours promouvoir les mêmes corps gros qui répondent à un idéal de beauté (corps en 8 alors bye bye les modèles comme Tess Holliday qui sont gros.se.s mais ont un corps qui sort des normes)

Exemple de corps “plus size” qui rentre totalement dans les normes :

Ashley Graham

Exemple de corps vraiment plus size :

En mettant en avant le fait que ces mannequins soient plus size on met une fois de plus l’accent sur lea gros.se acceptable, qui a les formes là où il faut. Et encore si on peut dire que ces mannequins sont gros.se.s (car non, iels ne le sont pas. La taille moyenne des Françaises notamment se situe entre 42 et 44. On marginalise alors une fois de plus les gros.se.s en les représentant avec des personnes qui elles ne sont pas grosses.)

  • Féliciter quelqu’un.e pour sa perte de poids : Avez-vous déjà eu dans l’idée qu’une personne grosse a perdu du poids pour autre chose que son désir de maigrir ? Cela peut être dû à une maladie physique, des TCA ou autres troubles psy comme une dépression… On ne vous demande pas de commenter le corps des autres ou leur évolution. Le bon corps est celui dans lequel on se sent bien, qu’il soit gros ou mince.
  • “J’ai mangé comme un.e gros.se” : joli (et gerbant) cliché. Cela voudrait dire que les gros.se.s bouffent forcément beaucoup ? Si vous voulez dire que vous avez beaucoup mangé dites le simplement, pas besoin d’oppresser les autres.

Les idées reçues

  • Les gros sont forcément en mauvaise santé : pas plus qu’une personne au poids normal. Une personne mince n’est pas forcément en bonne santé mais elle n’est pas jugée dessus car “ça ne se voit pas”. Tout simplement car la santé n’est pas relatif au poids. Cet argument de la santé n’est rien de plus qu’une façon pour les grossophobes d’assumer leur grossophobie en donnant un semblant d’intérêt pour la personne.
  • Les gros sont fainéants : Désolé, mais la plupart des gros.se.s ne passent pas leur journée allongé.e en mangeant chips, burgers et bonbons. Ce sont des personnes normales qui font des activités normales : travailler, faire le ménage, discuter, sortir… Certain.e.s gros.se.s ont la peur de sortir, peut-être. Mais la seule raison est la grossophobie ambiante et non par fainéantise.
  • Les gros ne font pas de sport : La plupart du temps pourquoi vous ne voyez pas de gros.se.s faire du sport c’est simplement, une fois de plus, à cause de ces stéréotypes. Imaginez entrer dans une pièce et que tout le monde vous regarde car iels se demandent ce que vous faites là. Imaginez qu’iels soient “fièr.e.s de vous” car vous venez “vous reprendre en main” alors que tout ce que vous voulez c’est faire du sport et rien de plus.
  • Les gros sont moches : gros est le contraire de mince. Moche est le contraire de beau. Gros est donc un adjectif qualificatif totalement objectif (non, la grosseur n’est pas subjective car sur un corps la minceur répond à des normes) et aucunement une insulte tandis que moche est un adjectif qualificatif totalement subjectif. Spoiler alert : nous sommes tou.te.s beaux.belles.
“J’suis tellement grosse”
” Non tu es belle”
” J’ai dit que j’étais grosse, pas que j’étais moche”
  • Les gros.se.s bouffent forcément comme quatre : il y a aussi des personnes minces qui “bouffent comme quatre”, elles n’ont juste pas le même métabolisme. Quand bien même, je pense que chacun.e est libre de manger ce qu’iel veut, ce qui lui fait plaisir sans que personne n’ai quoique ce soit à redire. De plus, les gros.se.s n’ont certainement pas à se justifier et prouver que non, ce n’est pas le cas ou qu’iels ont un métabolisme, une maladie, un trouble du comportement alimentaire ou autre qui fait qu’iels grossissent plus vite que la moyenne.
  • Le gros malade est un mythe : bah non… Se référer aux propos précédents. Il existe plein de causes à l’obésité ou au surpoids et cela serait très limitant de dire que c’est juste “car iels mangent trop”.
  • Les gros.se.s creusent le trou de la sécu” : les gros.se.s cotisent autant que les autres, iels ont le droit d’être soigné.e.s et en plus ça a été prouvé plus haut qu’iels consultent moins que des personnes minces alors de quoi les gens se plaignent ? Plus sérieusement, est-il normal de culpabiliser une personne qui veut se soigner ? De la culpabiliser car elle consulte ? (que ce soit pour un petit ou un gros souci) Ne consultez-vous vous-même jamais le médecin ?
  • En se montrant sur les réseaux sociaux et les publicités, c’est promouvoir l’obésité : Non, c’est tout simplement espérer que toutes les personnes soient traitées de la même manière c’est à dire avec respect et dignité et cela peut importe leur physique.

Malgré tous ces points que j’aurais préféré ne pas expliciter, je rajouterai que les droits pour une personne de vivre, d’être soignée et de mener sa vie comme elle l’entend (et cela dans la dignité et le respect) commence par arrêter de débattre si oui ou non cette personne a une bonne santé et si son corps est acceptable.

Oui mais les autres corps aussi sont jugés, moqués… notamment les personnes jugées comme “trop maigres”

Il ne faut pas confondre oppression systémique et bodyshaming. Le bodyshaming tout le monde en a eu à un moment ou à un autre. Il suffit de voir que même les célébrités photoshoppé.e.s pour avoir l’air “parfaites” sont critiqué.e.s.
Une oppression systémique est encore bien plus grave car elle a un impact au quotidien et dans tous les aspects de la vie d’une personne. Alors qu’une personne mince n’aura aucun mal à s’habiller, se soigner, rentrer dans des sièges de bus, sortir de chez elle, faire du sport, se faire embaucher, elle ne sera pas quotidiennement moquée sur son physique au point de ne plus vouloir sortir, ne plus vouloir manger en face de gens, pourra avoir un crédit immobilier facilement… la personne grosse ne pourra pas vivre ces choses de manière simple.

Je conçois que les “tu n’es qu’un sac d’os”, “brindille” ne soient pas agréables à entendre mais il s’agit de bodyshaming, de sexisme parfois mais aucunement d’une oppression. Les personnes minces sont sans cesse valorisées dans les médias, a contrario des grosses. Il s’agit du privilège mince. Alors non, la “mincophobie” n’existe pas.

Pour résumer, laissez les gens en paix tout simplement. Qu’ils soient gros, handi, maigres, blancs, noirs, petits, grands vous n’avez strictement aucun droit d’émettre un jugement sur leur corps. Pourquoi vouloir absolument rabaisser à tout prix les personnes différentes ? C’est une question qui revient souvent sur un point : le mal-être des personnes émettrices de jugements. Mais je pense intimement que si bien souvent c’est le cas c’est aussi la preuve parfois d’une mauvaise éducation (à la différence ou éducation tout court) ou tout simplement la preuve d’une méchanceté pure et simple et d’un conditionnement nocif à ce qui doit être bien et beau. Alors pour toutes les personnes qui souffrent de ces jugements, dites-vous bien que le problème n’est pas vous. Prenez tout l’espace que vous avez à prendre, indignez-vous des jugements et de la discrimination qu’on vous impose, aimez-vous, soyez heureuses tout simplement. Notre corps doit être aimé, c’est lui qui nous guérit quand nous allons mal, c’est lui qui nous soulève, qui nous porte. Un corps nous n’en avons qu’un seul alors cessons de le détester de lui faire des reproches. C’est parfois dur d’y arriver surtout quand on est matraqués de publicités et de propos qui nous font comprendre qu’on dérange. Mais le chemin et le combat en vaut la peine. C’est notre corps, personne n’a le droit de nous dire s’il est acceptable, beau, en bonne santé ou désirable.

Pour aller plus loin…

https://www.gros.org/grossophobie-medicale

https://graspolitique.wordpress.com/

https://simonae.fr/militantisme/fatpositivism/grossophobie-mincophobie-body-shaming/

https://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/12/15/quatre-chiffres-pour-comprendre-l-ampleur-de-la-grossophobie_5230050_4355770.html

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Emilie ou Emy, je suis une communicante bilingue passionnée par tout ce qui touche au créatif. Dessiner, peindre, écrire, photographier... c'est mon truc ! Ayant le trouble borderline ainsi que des troubles anxieux et m'intéressant à la psychophobie liée à ces troubles, je me suis mise à ouvrir les yeux concernant les diverses discriminations présentes et qui me touchaient directement : le sexisme et la grossophobie. A partir de là, je me suis rendue compte que d'autres oppressions systémiques avaient lieu et cela me semblant injuste, j'ai décidé de créer ce webzine afin de dire merde à toutes les idées reçues et surtout d'inciter à la réflexion. J'aspire à la bienveillance même si moi-même j'ai parfois tendance à m'échauffer face à certaines injustices. C'est cette ouverture d'esprit, cette bienveillance et cette acceptation de la différence que je souhaite mettre en avant.

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