Dépression,  Psychophobie,  Schizophrénie,  TOCs,  Trouble de la personnalité borderline,  Trouble du comportement alimentaire,  Troubles anxieux,  Validisme

La santé mentale ces maladies “invisibles”

Psychologie déf. La psychologie est la science de l’esprit, des processus mentaux et des comportements associés. “Elle est passée de la “science de la vie mentale”, il y a plus d’un siècle, à la “science du comportement observable”, dans les années 1920 jusqu’aux années 1960, pour devenir la science du comportement et des processus mentaux.” 

De manière générale, l’inconnu fascine. La nature humaine, les motivations et la psyché nous sont des choses non pas étrangères mais intrigantes. Si nous avons tous fait l’expérience de la conscience, des activités cognitives et motrices, lorsqu’il s’agit d’en comprendre les travers (les troubles mentaux comme j’entends ici sont ceux qu’on qualifie de trouble de l’humeur : dépression, trouble bipolaire ou névroses du type névroses obsessionnelle, anxiété chronique etc…) , ce qu’on ne voit pas prend des airs de mal invisible qui souvent riment avec incompréhension et ridicule. 

Les zones d’ombres

Et parce qu’on ne comprend mieux que par l’expérimentation, nombreux ont été ceux à essayer d’expliquer ce qui se passe dans la tête d’un humain à coups de trépanations, de dissections, d’expériences, d’IRM l’on a réussi à expliquer: le langage, la parole, la vision, la programmation motrice, les connexions synaptiques, la conscience … mais le psychisme est de ces choses qui nous échappe encore parfois. 
Dans certains pays il revêt des aspects mystique ou la maladie mentale est un mal causé en représailles de mauvais comportements. Cette incompréhension je l’ai moi-même vécu quand mon entourage a refusé d’intégrer le fait qu’une dépression était bien une maladie ; hélas pour moi, de celles qu’on ne voit pas. Aujourd’hui encore je dois parfois me justifier d’avoir choisi une formation de Psychologue plutôt qu’en sciences politiques, finances ou droit après avoir obtenu un baccalauréat ES. Parce que quand bien même ces gens seraient malades le problème ne viendrait pas de nous mais bien d’eux, alors pourquoi vouloir s’occuper de “fous” qui se créent des maladies ?

” C’est dans ta tête “

Lors de ma première rencontre avec la maladie mentale j’avais treize ans et une jeune fille de mon lycée souffrant de TCA (troubles du comportement alimentaire)  nous était apparue maigre et soudain si malheureuse … Elle était devenue en moins d’une semaine le sujet de toutes les conversations. Alors qu’elle “allait bien” deux mois plus tôt aujourd’hui on se disait qu’elle souffrait. Le mal silencieux qui la rongeait ne nous est apparu qu’à la lumière des symptômes physiques, étions nous tous aveugles?

C’est ce jour là que ça m’a frappée, la réalité de la maladie est associée aux conséquences, quand il y a quelque chose alors ça se voit. Or les effets s’en font ressentir : une profonde apathie, de l’anxiété, des crises de paniques prononcées … symptômes auxquels ont répondra “c’est juste dans ta tête” et c’est bien cela le pire. Si l’on peut “se soustraire” à une situation complexe ou contraignante, il est difficile voir impossible de fuir ses propres démons ceux qui se débattent en dedans de nous.

La banalisation

La stigmatisation des personnes atteintes de trouble mentaux a contribué à la création d’un tabou autour de la question. Étonnamment ce tabou disparaît lorsqu’il s’agit de banaliser la notion de maladie psychique “elle change toujours d’avis elle est schizophrène” “je change d’humeur tout le temps, je suis tellement bipolaire” “J’ai pas le moral aujourd’hui je suis dépressive.” Les conséquences de l’utilisation à tort de ces termes sont d’une part l’inconfort des personnes atteint de troubles et d’une autre part la consolidation de ce silence autour de la santé mentale qui doit être brisé afin de lever le voile sur des maux sourds, et invisibles. Car si on nous vante les bienfaits de l’attention que nous devons porter à la santé du corps, l’esprit est trop souvent oublié et le manque d’éducation autour de ces troubles est la source de leurs marginalisation.

Et pour ceux qui ont décidé d’accepter la réalité des troubles mentaux, nous nous ouvrons à d’autres réels où santé mentale et physique se valent.

Il faut se souvenir que la non-visibilité, la non-palpabilité et la non-sensibilité d’une chose ne sont pas les preuves de sa non-existence – Erik Arnoult

Bibliographie 

George Canguilhem, Qu’est ce que la psychologie ? (Revue de métaphysique et de morale, 1958)
Michel Foucault, Maladie mentale et Psychologie
Marcelo Otero, Santé mentale, adaptation sociale et individualité contemporaine (2011)
Université de Lausanne, Qu’est-ce que la Psychologie?

À voir …

https://www.behance.net/gallery/61120701/Visual-identity-Symptoms-of-Mental-Illness?epik=dj0yJnU9U0hDSlpEbG9Baldwd0l0Yk95aXJEb0V2YzZrcWNPcjcmbj1tS3hxUHFpcWltOThRc2xUck5jUlpRJm09MyZ0PUFBQUFBRjFRQno0

Je suis une étudiante en psychologie (neuropsychologie tout particulièrement). Ayant fait l'expérience de troubles du comportement alimentaire, d'anxiété et de dépression, j'ai souhaité comprendre le comportement et la nature humaine. J'espère pouvoir vous faire part de mes recherches, trouvailles et que mon vécu viendra appuyer mes articles et vous aider.

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